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PARTIR
Aimer prendre un avion un matin glacial d’hiver pour une mission lointaine et longue
c’est mettre sa culture en bandoulière et prendre le risque de se perdre.
Perdre ses repères pour retrouver, au bout du compte, les essentiels.
Mais auparavant il faut accepter les mystères de l’inconnu, ses troubles et ses dangers,
d’autres intelligences, d’autres cœurs, d’autres bontés, d’autres beautés.
Accepter de ne presque rien savoir des faits et gestes, des paroles de ceux que l’on aime.
Savoir partir le cœur léger malgré les séparations, tout laisser sans rien laisser.
C’est aussi assister au spectacle de la pauvreté, impuissant.
Chercher d’autres demains, s’approcher des autres, doucement.
Aimer les soirs incertains dans une capitale inconnue, les aubes douteuses...
Préférer les flottements de l’âme aux certitudes du savoir.
Croiser le regard d’un enfant pauvre de la brousse ou celui hautain d’une femme peulh.
Aimer les horizons qui reculent et les faire reculer si besoin est.
C’est savoir que
l’on ne rentre jamais indemne d’absences au long cours.
Revenir sans
jamais vraiment revenir, prendre le risque de devoir repartir, vouloir rester et partir.
Partir c’est accepter les points de
non-retour.
(texte de Dominique Baumont)
des milliers d'agriculteurs déversaient dans les rues de Bruxelles des milliers de litres de lait pendant que,
"la sous-alimentation entrave la croissance de millions d'enfants".
http://fr.news.yahoo.com/4/20091111/twl-sante-alimentation-unicef-bd5ae06.html
Il y a pire que
le bruit des bottes,
il y a le silence des pantoufles.
Max Frisch
Si tu gardes dans ton coeur
le regret d'hier et la crainte de demain, tu ne
verras plus l'espace et ta prière elle-même ne te sauveras
pas.
Charles de Foucault
ECHOS DES VISITEURS