On ne dira jamais assez les conséquences désastreuses de la colonisation en Afrique et ailleurs. Au delà même des terribles exactions physiques commises par les puissances coloniales sur les peuples asservis, il reste encore, vivaces et douloureux parmi les africains, les stigmates psychologiques de cette période peu glorieuse de l’histoire de l’Occident.

Ainsi, peut-on lire dans « Sociologie actuelle de l’Afrique Noire » de Georges Balandier citant Octave Manoni dans « Psychologie de la colonisation » qui nous parle du « complexe de dépendance » et, où « la responsabilité personnelle est évitée autant que possible » chez les anciens colonisés. Résultat dramatique et inhibant du maintien pervers, voulu et délibéré par le colonisateur dans leur état d’assistés.

Attitude que nous constatons et qui nous est un peu familière à nous autres Volontaires de Solidarité Internationale qui intervenons pourtant, toujours et exclusivement à la demande de partenaires du Sud. Notre présence est à la fois souhaitée puisqu’on nous demande et aussi perçue, parfois par le même partenaire, comme presque humiliante : situation menant immanquablement à des conflits intérieurs chez nos amis et pour nous, pour le moins à une source de réflexion.

Voici en témoignage un bref extrait d’un poème tiré de « Complainte Bantoue » d’un poète que je découvre et vais continuer à découvrir avec vous – Moningi - dans lequel il pleure une négritude perdue…

  …/…

Des hiboux envahissent mes nuits et mes rêves

Démons affreux hantant les mourants qu’ils achèvent

Par-dessus ma case on les aperçoit le soir

Décrire silencieux sorciers des cercles noirs

Puis haut perchés en chœur autour de ma demeure

Longuement ils me tuent et moi déjà je pleure…

Tout partout de hideux serpents croisent mes routes

Je m’en arrête palpitant et dans le doute.

…/

MONINGI, Complainte Bantoue

  

en allant vers le jardin Bas-Congo

 

Par Dominique BAUMONT - Publié dans : VOYAGE - Communauté : Carnets-de-voyages
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Samedi 25 février 2012 6 25 /02 /Fév /2012 08:55

 scène de rue 5

scène de rue 7

scène de rue 6

 

L’avantage quand on a du temps pour découvrir une contrée c’est que l’on peut la parcourir sans songer comme le dit Stendhal dans « Promenades dans Rome », « sans songer au devoir de voir », cet impératif des gens pressés et cultivés qui dans un minimum de temps cherchent à voir tout ce qu’il FAUT voir.

Voici quelques photos prises au hasard dans la région de Kisantu.

 

scène de rue 6-copie-1


scène de rue 5-copie-1


scène de rue 1


  scène de rue 4

scène de rue 3


Le jardin botanique de Kisantu abrite aussi un lycée agricole. Les jours de repos les élèves internes vaquent à leurs occupations, les tâches étant effectuées à tour de rôle.

Le sous-directeur nous montre un régime de bananes d’un poids estimé de septante cinq kilos. (comme on dit encore dans cette ancienne colonie belge).

 les élèves à l'ITAH 1

les élèves à l'ITAH 2

les élèves à l'ITAH


la cuisine de l'ITAH

la cuisine du lycée où sont préparés les repas des élèves


JB 5

 

 

Par Dominique BAUMONT - Publié dans : VOYAGE - Communauté : Carnets-de-voyages
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Dimanche 19 février 2012 7 19 /02 /Fév /2012 17:14

 

affiche

Contrairement à ce qui écrit sur cette affiche, le jardin botanique de Kisantu fait désormais 330 hectares


« Créé en 1900, le Jardin Botanique de Kisantu doit ses origines à l’œuvre passionnée du frère jésuite Justin Gillet. Il a introduit de nombreuses espèces à des fins alimentaires et scientifiques. Grâce aux échanges avec d’autres jardins dans le monde Kisantu a pu jouer un rôle très important dans la région, pour le développement des cultures maraîchères et vivrières (riz, pomme de terre…)

Jusqu’en 1975 le Jardin est géré par les Pères Jésuites. Ensuite celui-ci devient propriété de l’Etat. Actuellement sa gestion est confiée à l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) sous tutelle du Ministère de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme.

Après des années de déclin, le Jardin a fait l’objet d’un vaste programme de réhabilitation par le jardin Botanique National de Belgique (JBNB) et le Fonds Mondial pour la Nature (WWF) grâce à un financement de l’Union Européenne. Le programme de relance, commencé en novembre 2004, s’est achevé en octobre 2008. »

(informations relevées dans le prospectus distribué au Jardin)


Justin GilletJustin Gillet, né le 18 juin 1866 à Paliseul (Belgique) et mort le 22 juillet 1943 à Kisantu, Congo, est un frère jésuite, missionnaire au Congo, et fondateur du premier et plus grand jardin botaniqued’Afrique centrale, le Jardin botanique de Kisantu.

D’une famille de cultivateurs ardennais, et sans instruction autre que l’école primaire, Gillet s’intéresse à la botanique et aux plantes médicinales dès que, en 1888 au terme son noviciat, il est nommé infirmier au collège de Namur, où il passe 4 ans. En 1893 il fait partie du premier groupe de jésuites belges envoyés fonder la mission du Kwango (au Bas-Congo).

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Jardin botanique

Très rapidement les besoins alimentaires, ainsi la lutte contre des maladies tropicales encore peu connues, poussent le frère Gillet à organiser un jardin. En 1900 il s'installe à Kisantu où il aménage un jardin d'essai et d'acclimatation de plantes potagères et fruitières. Cela nécessite tout un travail de digues et d'irrigation qui est le premier succès de ce genre dans la vallée du fleuve Congo. Outre l'acclimatation de légumes et fruits européens, Gillet cultive également et améliore de nombreuses plantes tropicales : un type de bananier à graines trouvé dans les environs de Kisantu porte son nom Musa Gilletii - Ensete gilletii, et son manioc (importé de l'Inde néerlandaise) plus doux et mieux résistant à la vermine, connaît un grand succès et se répand dans de nombreux pays avoisinants. Gillet expérimente sur des variétés de rizasiatique et en lance la culture au Congo (années 1920). Il introduit le mangoustan en Afrique. Plus tard il s'intéresse également aux plantes ornementales, telles l’orchidée d’Afrique. Ses observations méticuleuses et sa connaissance approfondie de la botanique congolaise le mettent en contact avec les grands jardins botaniques des régions tropicales, de Buytenzorg en Indonésie, de Bombay et Calcutta en Inde et de Rio de Janeiro au Brésil. Son troisième catalogue, publié en 1927, comprend une liste de 1700 espèces et variétés cultivées à Kisantu. Les appréciations et éloges pour ce travail de pionnier, à une époque où tout était à créer, ne manquent pas. Ses récoltes ont été étudiées par Émile De Wildeman et Théophile Alexis Durand1. Cet autodidacte passa 48 ans de sa vie à Kisantu où il mourut le 22 juillet 1943. Il fut l'homme d'une œuvre : assez naturellement après sa mort le jardin fut appelé Jardin botanique Gillet. (source Wikipédia)

JB 1

JB 3

JB 4

JB 9

Je n'ai noté aucun des noms scientifiques des espèces photographiées, préférant me laisser porter par l'éxubérance des lieux aux couleurs de paradis.

JB 7

Copie (2) de JB 7

JB 8

JB 11

JB 13

Bambous sur fond de rivère Inkisi.

 

Par Dominique BAUMONT - Publié dans : VOYAGE - Communauté : Carnets-de-voyages
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Samedi 18 février 2012 6 18 /02 /Fév /2012 09:03

 

province du Bas-CongoLa province du Bas-Congo (province du Kongo Central) - une des douze que comprend le pays - est la seule province maritime de la République Démocratique du Congo. La capitale en est Matadi.

Le Bas-Congo est l’une des plus anciennes provinces de la RDC. « Avant l’arrivée de l’homme blanc, sa superficie actuelle constituait l’une des parties du Royaume Kongo. »

 

 

 

 

 


Bas Congo 2


Bas Congo 1


Vue du Bas Congo


Vue du Bas Congo 2


Vue du Bas Congo 6


Vue du Bas Congo 7


Vue du Bas Congo 8


la rivière Inkisi

La rivière Inkisi qui longe le jardin botanique de Kisantu dont nous reparlerons.

 

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Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 17:17

 

C’est ce soir à 22h que je m’envole pour une nouvelle mission de deux ans, une nouvelle aventure, de nouvelles rencontres, d’autres territoires culturels à découvrir dans cette Afrique si attachante et que j’aime tant.

En relisant le texte « Partir » écrit il y a déjà quelques années et présent en tête de ce blog depuis le début, à l’heure d’un nouveau départ, je voulais le republier- je n’en change pas une virgule – il correspond toujours à mon état d’esprit et à la réalité de la vérité vers laquelle je vais.

 

PARTIR

Aimer prendre un avion un matin glacial d’hiver pour une mission lointaine et longue
c’est mettre sa culture en bandoulière et prendre le risque de se perdre.

Perdre ses repères pour retrouver, au bout du compte, les essentiels.

Mais auparavant il faut accepter les mystères de l’inconnu, ses troubles et ses dangers,

d’autres intelligences, d’autres cœurs, d’autres bontés, d’autres beautés.

Accepter de ne presque rien savoir des faits et gestes,

des paroles de ceux que l’on aime.

Savoir partir le cœur léger malgré les séparations, tout laisser sans rien laisser.

C’est aussi assister au spectacle de la pauvreté, impuissant.

Chercher d’autres demains, s’approcher des autres, doucement.

Aimer les soirs incertains dans une capitale inconnue, les aubes douteuses...

Préférer les flottements de l’âme aux certitudes du savoir.

Croiser le regard d’un enfant pauvre de la brousse ou celui hautain d’une femme peulh.

Aimer les horizons qui reculent et les faire reculer si besoin est.

C’est savoir que l’on ne rentre jamais indemne d’absences au long cours.
Revenir sans jamais vraiment revenir, prendre le risque de devoir repartir,

vouloir rester et partir.
Partir c’est accepter les points  de non-retour.
(texte de Dominique Baumont)

 

trace-avionà bientôt sur les chemins de la solidarité...

 

 

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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 08:14

 

"Savoir  qu'aucun jour n'est semblable à un autre, et que chaque matin comporte son miracle particulier, son moment magique, où de vieux univers s'écroulent et de nouvelles étoiles apparaissent."

   Paulo COELHO

Sur les bords de la rivière Piedra, je me suis assise et j'ai pleuré

 

bonnes-Ouaka.jpg

 au bord de la Ouaka - Centrafrique

Par Dominique BAUMONT - Publié dans : VOYAGE - Communauté : Nouveau Horizons
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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 08:22

 

sans cela, pas de bonne musique...

 

sans parole

photo internet

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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 10:52

 

 

femmes tiennent l'afrique


photo internet

 

 

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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 10:08

 

 

 

Ne cherchons pas à étancher notre soif de liberté en buvant à la coupe de l'amertume et de la haine. Livrons toujours notre bataille sur les hauts plateaux

de la dignité et de la discipline.

martin-luther-king2

Martin Luther King

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 07:47

 

Celui qui doit vivre survit même si tu l'écrases dans un mortier.


  La mort engloutit l'homme, elle n'engloutit pas son nom et sa réputation.


  La mort est l'aînée, la vie sa cadette ; nous, humains,

avons tort d'opposer la mort à la vie. 


 La mort est un vêtement que tout le monde portera. 


La mort moud sans faire bouillir l'eau.

 

coucher de soleil RCAcoucher de soleil en Centrafrique 

 

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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 06:59

 

Le python et la tortue

 

Un jour, Python eut envie d'avaler la chair tendre d'une tortue. Il envoya alors un message à sa tante tortue, dans lequel il lui demanda de faire une provision suffisante de vin de palme dont il était friand. Fidèle au message, Tortue fit consciencieusement son travail et amassa une quantité abondante de vin de palme.

Le jour du festin, Python se rendit chez sa tante Tortue et tous deux se mirent à siroter un vin de palme d'excellente qualité.

- Oh ! Je te remercie, tante Tortue, pour avoir répondu favorablement à ma demande, dit Python.

- Buvons, petit-neveu ! Ne perdons pas un seul moment sans lever nos verres.

Les deux parents se mirent à boire, à boire et à boire. La terre semblait tourner devant eux et les arbres danser. Pris de fatigue, ils se reposèrent à l'ombre d'un palétuvier et s'endormirent. Tortue se retira dans sa carapace, ignorant le danger qu'elle encourait. Profitant de cette occasion, Python bondit sur elle et l'avala d'un seul trait.

Soudain, Tortue sortit de sa carapace, à moitié étouffée.

- Où suis-je ? dit-elle, toute inquiète. Ah, le vilain serpent ! Il m'a avalée pendant mon sommeil. Eh bien, il payera cher son audace !

Ce disant, elle mit ses griffes sur les parois de l'intestin du serpent, puis sur son estomac.

- Aïe ! Aïe ! gémit Python qui rampait difficilement.

Arrivé chez lui, il demanda à sa femme de préparer un grand feu pour qu'il se réchauffe.

- Aïe ! Aïe ! fit-il en se tordant de douleur.

- Qu'as-tu ? Pourquoi gémis-tu ? demanda sa femme.

- J'ai trop bu et j'ai mal au ventre. Aïe ! Je veux mourir. Sauvez-moi ! dit le serpent en versant des larmes.

Sans attendre, son épouse courut chercher un sorcier. Malgré les nombreux soins qu'il prodigua à Python, il ne réussit guère à le guérir. Ce fut une succession de féticheurs et aucun d'eux ne réussit à le guérir. Python gémissait, hurlait de douleur quand Tortue le mordait et le griffait. Il vivait ses dernières heures, agonisant :

- Va appeler mon oncle Milan. Peut-être réussira-t-il à me guérir.

Alerté par Mme Python, Milan arriva sur les lieux, muni d'un gros sac de plantes médicinales ; il sortit une bouteille de vomitif et se mit à chanter et à danser.

«  Ô oncle rampe prestement

Le serpent n'avale pas la tortue.

Et toi et toi ?

Tante Tortue réveille-toi

Regarde, je danse honnêtement.

Le serpent n'avale pas la tortue. »

 Tout en chantant, Milan exécutait une danse endiablée, tournait en rond sur un seul pied, faisait des mouvements de hanches, s'arrêtait au milieu du public et frappait dans ses mains. Puis, saisissant la bouteille, il fit boire le vomitif à Python puis entonna :

Vous avez entendu ! Oh !Oh ! Mes médicaments agissent ! Oh ! Oh !

           La Tortue fut basculée, entraînée par le médicament vers l'œsophage. Un grand hoquet expédia le vomitif et la Tortue hors du ventre du serpent. Milan frappa sa poitrine pour vanter l'efficacité de ses plantes médicinales.

 

C'est donc depuis ce jour que les serpents ont renoncé

à manger les tortues.

I love

Par Dominique BAUMONT - Publié dans : VOYAGE - Communauté : MYTHES ET SYMBOLES EN AFRIQUE
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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 07:57

 

 

complément photo internet


  
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 08:19

 

Sur un sujet malheureusement inépuisable et rabâché - ce qui n'est pas une raison pour ne pas continuer à dénoncer inlassablement ce scandale planétaire - lu pour vous un extrait d'une émission de radio sur :

logo africa   

 http://www.africa1.com/

 


18 JANVIER 2012

Famine en Afrique : des milliers de vies auraient pu être épargnées rapportent les ONG

LONDRES (AFP)  

famine en AfriqueDes milliers de vies et des millions d’euros auraient pu être épargnés si la communauté internationale avait réagi à temps, dès les premières alertes, à la famine dans l’est de l’Afrique, selon un rapport des ONG Oxfam et Save the Children publié mercredi à Londres.

Dans cette étude intitulée "Un retard dangereux", les deux ONG dénoncent "une culture d’aversion au risque" ayant entraîné, selon elles, un retard de six mois dans l’aide apportée par la communauté internationale.

"Les agences humanitaires et les gouvernements ont trop tardé à accroître leur réponse à la crise et beaucoup de donateurs voulaient avoir des preuves de la catastrophe humanitaire avant d’agir", note le rapport.

D’après ces ONG, les premières alertes ont été données dès août 2010, mais il a fallu attendre juillet 2011 avant qu’une réponse à grande échelle soit apportée.Le taux de malnutrition avait alors largement dépassé le seuil d’urgence dans certaines parties de l’Afrique de l’Est et la crise faisait déjà l’objet d’une large couverture médiatique, rappellent-elles.

La conséquence de cette attitude a été "des milliers de morts inutiles" et des "millions" dépensés en plus.

Pour ces organisations, des fonds devraient être débloqués dès que les signes d’une crise se dessinent clairement, plutôt que de mettre en branle une aide massive quand les niveaux de malnutrition ont déjà atteint des seuils critiques.

"Nous portons tous la responsabilité de ce retard dangereux qui a entraîné la perte de vies humaines en Afrique de l’Est et nous devons tirer les leçons de cette réponse tardive", souligne Barbara Stocking, directrice générale d’Oxfam, dans cette étude.

"Nous ne pouvons plus tolérer que perdure une situation aussi grotesque : le monde sait qu’une catastrophe se prépare mais l’ignore tant qu’il n’est pas confronté aux images d’enfants affamés à la télévision," renchérit son homologue de Save the Children, Justin Forsyth.

Selon l’ONU, des dizaines de milliers de personnes ont succombé à la famine dans la Cornefamine en Afrique de l’Afrique, où sévit la pire sécheresse depuis des décennies, et quelque 12 millions de personnes risquent de mourir de faim.L’épicentre de la crise se situe en Somalie, mais des régions du Kenya, d’Ouganda, d’Ethiopie et Djibouti sont aussi touchées.

 

 

 

 

  photo internet

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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 17:05

 

 

reflexion


photo internet

 

 

 

 

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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 08:13

 

forêt congolaiseDans un village, il y avait un jeune homme beau, fort et intelligent. Malheureusement, ce jeune homme n'avait jamais eu de chance. Toute sa vie, la malchance l'avait poursuivi et cela le désespérait. Alors un jour, il en parla à son père. Il souhaitait trouver la solution pour avoir enfin de la chance et que sa vie puisse enfin lui sourire. Son père réfléchit longuement car ce n'était pas un problème facile à résoudre. Au bout de quelques jours, il finit par lui dire :
- Mon fils, tu devrais aller là-haut sur cette grande montagne. De là-haut, demande l'aide du bon dieu, il te répondra sûrement...
Suivant ce bon conseil, le jeune homme se mit en route. Il marcha très longtemps car la montagne était très éloignée. Il dût franchir des rivières impétueuses, traverser des forêts profondes, des déserts brûlants, et encore d'autres forêts profondes. 
Dans l'une de ces forêts, il tomba soudain nez à nez avec un gigantesque lion. Apeuré, il se mit à le supplier :
- Lion, par pitié, lion, ne me mange pas ! Je suis beau, fort et intelligent mais je n'ai pas de chance !
Le lion répondit :
- J'aimerais te manger mais, tel que tu me vois, je n'ai pas d'appétit... Aide-moi s'il te plaît à retrouver de l'appétit et je t'épargnerai.
Ce à quoi le jeune homme répondit :
- Je vais à la rencontre du bon dieu, là-haut sur la montagne. Peut-être pourra-t-il me dire ce que tu dois faire. Je te retrouverai à mon retour et, tu verras, j'aurai une solution pour toi !
Epargné par le lion, le jeune homme reprend alors son chemin. Quelques heures plus tard, alors qu'il approche de la montagne, il tombe nez à nez avec un arbre gigantesque qui lui barre le chemin. Le jeune homme le supplie alors :
- Arbre, je t'en prie, laisse-moi passer. Je suis beau, fort et intelligent mais je n'ai pas de chance ! Si tu m'empêches d'aller sur la montagne, tu vas briser ma vie !
L'arbre répondit :
- Je peux te céder le passage, mais regarde mes feuilles : je suis en train de me dessécher. Si tu m'aides à trouver une solution pour que je cesse de me dessécher, je te laisserai passer.
- Je vais à la rencontre du bon dieu, là-haut sur la montagne. Peut-être pourra-t-il me dire ce que tu dois faire. Je te retrouverai à mon retour et, tu verras, j'aurai une solution pour toi !
Le jeune homme reprend alors son chemin et arrive enfin au pied de la montagne. Au moment de commencer l'ascension, il aperçoit une petite cabane. Devant cette cabane se tient une très belle jeune fille en pleurs. Emu par ce spectacle, le jeune homme s'approche d'elle et lui demande les raisons de sa tristesse.
- Hélas, lui répond la jeune fille, je suis belle, jeune et intelligente, mais je suis seule. Je n'ai vraiment pas de chance...
- Moi non plus, je n'ai pas de chance, répondit le jeune homme. Mais ne t'inquiète pas ; je vais aller voir le bon dieu sur la montagne. Il m'aidera et il pourra sûrement t'aider aussi. Je te retrouverai à mon retour et, tu verras, j'aurai une solution pour toi !
Ayant laissé la jeune fille derrière lui, il arrive bientôt au sommet de la montagne. Là, il se met à implorer le bon dieu :
- Bon dieu, bon dieu, aide-moi, je t'en prie. Je suis beau, fort et intelligent mais je n'ai pas de chance !
A ce moment, il entend une voix d'outre-tombe qui lui dit :
- Tu veux vraiment avoir de la chance ? Eh bien retourne vers ton village et là, la chance te sourira !
Etonné par une solution aussi simple, le jeune homme manque d'oublier la promesse qu'il a fait au lion, à l'arbre et à la jeune fille de demander au bon dieu une solution pour eux. Le bon dieu lui dit alors :
- Dis à la jeune fille qu'elle doit simplement se trouver un mari beau, fort et intelligent. Dis à l'arbre qu'il se dessèche à cause d'un trésor enfoui près de ses racines. Dis au lion que pour retrouver l'appétit, il doit manger l'homme le plus bête qu'il ait jamais rencontré.
Enchanté que tous les problèmes trouvent une solution aussi simple, le jeune homme s'empresse de retourner vers son village où la chance l'attend. Au pied de la montagne, il retrouve la jeune fille :
- Jeune fille, j'ai la solution : tu dois épouser un mari beau, fort et intelligent !
- C'est magnifique ! Mais... ce mari, c'est toi ! Epouse-moi !
- Non non, moi je dois retourner à mon village car là-bas, la chance m'attend...
Un peu plus loin, il retrouve l'arbre :
- Arbre, j'ai la solution : il y a un trésor enterré à tes pieds. Trouve quelqu'un pour le déterrer et tu cesseras de te dessécher.
- C'est magnifique ! Mais... cette personne qui doit déterrer le trésor, c'est toi ! Ainsi tu seras riche !
- Non non, moi je dois retourner à mon village car là-bas, la chance m'attend...
Enfin, un peu plus loin, il retrouve le lion :
- Lion, j'ai la solution : pour retrouver l'appétit, tu dois manger l'homme le plus bête que tu aies jamais rencontré !
- C'est magnifique ! Mais comment as-tu fait pour savoir ça ?
- C'est simple, le bon dieu me l'a dit. Il m'a dit aussi que la belle jeune fille devait prendre un mari beau et fort et que l'arbre devait trouver quelqu'un pour déterrer le trésor à ses pieds. Mais il faut que je te laisse. Je dois retourner à mon village car là-bas, la chance m'attend.
Alors le lion se met à rire et s'exclame :
- Excuse-moi, mais je ne peux pas te laisser partir ! Tu es vraiment la personne la plus bête que j'aie jamais rencontrée ! Je vais te manger...

 

Par Dominique BAUMONT - Publié dans : VOYAGE - Communauté : MYTHES ET SYMBOLES EN AFRIQUE
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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 07:33

PISTES AFRICAINES

Copie de entre-Kemb--et-Bangassou

au revoir les amis

piste en Guinée

pistes africaines blog

A MEDITER

enfant et vautour

Il y a pire que

le bruit des bottes, 

il y a le silence des pantoufles.

Max Frisch 

SENEGAL - 2010

regard du Sénégal 1-copie-1

enfants pointe sarène

regard du Sénégal-copie-1

regard du Sénégal 2

Dominique BAUMONT

INFORMATION

Copie de Information 2

FEMMES AU NORD-KIVU-2008

distribution-aux-d-plac-s.jpg

femmes-au-Nord-Kivu.JPG

femmes-d-plac-es.jpg

L' AUTEUR

  • Dominique BAUMONT
  • 26/09/1950
  • Le blog de Dominique BAUMONT
  • Homme
  • Rhône-Alpes Sénégal RdCongo Centrafrique Guinée Conakry
  • VOYAGES AFRIQUE AVENTURE SOLIDARITE HUMANITAIRE
  • Quelques chroniques et quelques photos de quelques missions en Afrique. VOLONTAIRE DE SOLIDARITE INTERNATIONALE. 2005–2007 en CENTRAFRIQUE. 2008–2010 au SENEGAL. 2012-jusqu'en 2014 en REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO.

PENSEE

Si tu gardes dans ton coeur le regret d'hier et la crainte de demain, tu ne verras plus l'espace et ta prière elle-même ne te sauveras pas.
Charles de Foucault

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